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L’empreinte écologique se fait de plus en plus profonde sur notre terre où la nature s’épuise. Nombreux cherchent à modifier leur mode de vie pour inverser cette évolution catastrophique. Le recyclage est un moyen  parmi d’autres pour s’y atteler. Mais, dans cette optique, certains vont encore plus loin et pratiquent ce que l’on nomme le « surcyclage ».

Qu’est-ce qui se cache derrière ce terme ? Que signifie cette nouvelle tendance ?

C’est l’art de donner à des matériaux ou même des objets, dont on n’a plus besoin et dont on se débarrasserait volontiers, une valeur qu’ils n’ont plus en les transformant.  Pour le dire dans des mots plus simples, c’est l’art de métamorphoser les déchets en « trésors ».

« Surcycler » est donc recycler. Mais l’inverse n’est pas toujours vrai : recycler n’est pas forcément « surcycler ». Le « surcyclage » transforme moins profondément que le recyclage, il ne touche pas à l’intégrité de la matière. C’est un remède aux limites de ce dernier : pas de compostage, de destruction, de chimie…

La qualité ne diminue pas. Le « surcyclage » recrée des pièces uniques, voire personnalisées à partir d’objets détournés de leur utilisation originelle. On métamorphose une chambre à air en plumier, une capsule Nespresso en porte nom, un cd ou un disque vinyle en sac à main, etc. C’est un travail de créativité, de design où interviennent la réflexion technique et l’inventivité. C’est recycler « vers le haut » (« sur »).

On peut en retirer de multiples multiples bénéfices financiers et environnementaux. Le choix d’utiliser des produits inutiles fait rentrer le « surcyclage » dans un monde d’économie circulaire, il réduit la consommation, limitant les achats, diminue le gaspillage et crée des objets à longue durée de vie. Son mode de fabrication n’use pas ou peu de matières premières et restreint l’emploi d’énergie grise.

Si le « surcyclage » remporte un franc succès aux Etats-Unis pour s’étendre rapidement sur le reste de la planète,  cet art qui se nourrit de tout et de rien a naturellement vu ses premiers balbutiements dans les pays du Tiers-Monde.

Récupérer, détourner, revisiter, reconvertir, valoriser, faire du neuf avec du vieux, redonner vie… Un pas en plus pour aider notre terre et recycler l’air nécessaire au développement de notre jolie nature…

Sources :